• Vous êtes dans la rubrique : « Lettres d’informations du NPA »

 Pour retourner à l’accueil, cliquer au milieu du bandeau noir ci-dessus.

_____________________________________________________

lettredinfonpa.jpg

Lettre d’informations 3NPA  dimanche 25 avril 2010       Contacts npa     Rejoins-nous

delargentilyena.jpgÀ LA UNE SUR NPA2009.ORG

Retraites à b(r)as le cor : Le rapport que le COR a remis au gouvernement et le battage médiatique époustouflant qui a suivi constituent un gigantesque effort de propagande pour faire avaler au bon peuple comme inéluctables des solutions totalement réactionnaires et au service des intérêts du patronat, pour les retraites. Il s’agit de conditionner les esprits et de bloquer toute velléité de raisonner autrement. Tout est dans la manière de présenter et justifier les scénarios retenus, comme allant de soi, neutres, (…) [voir la suite…]

Plan d’aide aux chômeurs  ? : Le plan annoncé prétend répondre à l’urgence de la situation des chômeurs en fin de droits et sans solution financière en 2010. Mais alors que 500 000 personnes pourraient prétendre à cette allocation, de 70 000 à 110 000 personnes seulement en «  bénéficieront  ». Soit 860 millions d’euros pour les chômeurs victimes de la crise et des règles d’indemnisation restrictives, comparés aux milliards débloqués pour les banques… Annoncé en grande pompe par Sarkozy lors (…) [voir la suite…]

Communiqué du NPA. Contre le projet de loi Sarkozy sur la burqa : En s’agitant sur le voile intégral, un phénomène ultra minoritaire dans la société française, le gouvernement cherche à détourner l’attention des conséquences de la crise et de sa politique sur la population : licenciements, chômage, discrimination, accentuation des inégalités, contre-réforme des retraites. Pratiquant l’amalgame, il cherche à diviser le monde du travail en désignant comme principal bouc émissaire les musulmans, assimilés en bloc à des (…) [voir la suite…]

Université d’été 2010 du NPA : les inscriptions sont ouvertes !

SOUSCRIPTION 2010, C’EST PARTI !

À voir
Complément d’enquête (extrait) avec Olivier Besancenot
Débat de la société Louise Michel : le nucléaire est-il inévitable ?

À lire
Bulletin Lycéen du NPA
Faire entendre les exigences citoyennes sur les retraites !

————————    NPA 49 http://npa49.free.fr    Tél/Fax 0 241 251 910

_____________________________________________________

Lettre d’informations  34  du NPA du mardi 9 février 2010

_____________________________________________________

* Lettres d'informations du NPA dans * APPROFONDIR argentpublic-servicepublic.column Déclaration du Comité exécutif national du NPA (8 février 2010) : En même temps que le gouvernement approfondit sa politique antisociale, multiplie les expulsions de sans papiers, le pouvoir cible le NPA dans le cadre du débat sur l’identité nationale. Le NPA est confronté à une campagne médiatico-politique autour d’une de ses 2000 candidat-e-s aux régionales, Ilham Moussaid, qui porte un foulard, quatrième de la liste NPA – Alternatifs du Vaucluse (PACA) dont la tête de liste départementale est Jacques … voir la suite…

    Avec la décentralisation, les régions sont en concurrence pour inciter les patrons à s’installer ou rester chez elles. Cédant à leur chantage, elles leur versent de plus en plus de subventions. Une logique libérale désastreuse pour les salariés.Les annonces en cascade de fermetures d’usine au cours de l’année écoulée ont créé un quasi-traumatisme dans plusieurs régions, dont certaines ont déjà été fortement frappées par les destructions d’emploi. Avec le développement de la crise … voir la suite…

    Parti socialiste : euphorie et flottements…. : Dimanche 31 janvier, Martine Aubry réunissait les secrétaires de section socialistes afin de lancer la campagne pour les élections régionales. Cette initiative a illustré difficultés et contradictions. Certes, le terrain est a priori plutôt favorable à l’opposition. Vengeance judiciaire et coups tordus  : l’affrontement entre Villepin et Sarkozy perturbe la majorité. Fillon et les dirigeants UMP peinent à faire ratifier leurs listes de … voir la suite…

    Crise : l’heure de vérité se rapproche : L’effondrement des Bourses les 4 et 5 février derniers a montré que la crise entrait dans une nouvelle phase. L’automne 2008 avait vu le paroxysme de la crise financière et, dans la foulée, sa transmission à l’économie réelle. Cependant, après une chute phénoménale en 2009 du PIB américain de – 2,4% (sans véritable précédent depuis la grande crise), on avait cru pouvoir noter un redressement, vite baptisé «sortie de crise» … voir la suite…

_____________________________________________________

Agenda militant  : Olivier Besancenot dans « les questions du mercredi » sur France Inter le mercredi 10/02 de 19h20 à 20h

_____________________________________________________

À voir

_____________________________________________________

En hommage à notre camarade Daniel Bensaïd 

(cliquer sur le titre)

Daniel est parti ce mardi 12 Janvier. C’était un militant, un intellectuel , un camarade, un ami.
Né en 1946, il aura mis sa vie au service de la défense des idées marxistes révolutionnaires. Il avait été un des fondateurs des JCR et de la Ligue communiste révolutionnaire. Animateur du mouvement de Mai 68, il était de ceux qui avaient un sens très sûr de l’initiative politique. Il avait été un des animateurs du mouvement du 22 mars. Saisissant la dynamique des mouvements (…)

À lire

• « Daniel Bensaïd, éclaireur et sentinelle » (par Edwy Plenel, mediapart.fr)
• Contretemps n°4 est sorti…. »Notes sur l’actualité » (par Daniel Bensaïd)
• « Daniel Bensaïd, philosophe et 
militant, un intellectuel marxiste rare » (Humanité)

_____________________________________________________

enttenpa.jpg

 

 

 

Lettre d’informations  20  du NPA du vendredi 17 juillet 2009
Rencontres unitaires : bilan d’étape : Le NPA vient de rencontrer les forces de la gauche radicale et anticapitaliste. Premier tour d’horizon

Centrales nucléaires : le démantèlement s’impose…. : En octobre prochain, la centrale de Fessenheim, en Alsace, sera soumise à sa troisième visite décennale. L’occasion de démanteler une centrale en fin de vie et de se tourner vers la fin du nucléaire. Mais EDF ne semble pas de cet avis.

Le temps des bavures : La politique répressive du gouvernement tue et blesse. A Argenteuil, le 9 juin, deux retraités algériens, Ali Ziri (69 ans) et Arezki Kerfali (61 ans), sont roués de coups lors d’un contrôle policier. Le premier en meurt, le second est sérieusement blessé. Les policiers sont toujours en service dans le quartier ; un collectif s’est constitué.

Livre vert sur la jeunesse : un alibi à la précarité…. : Le livre vert de la commission sur la jeunesse, présidée par Martin Hirsch, a été rendu public le 7 juillet. Il prétend apporter des solutions à l’insertion des jeunes. En réalité, il va généraliser la précarité dans la jeunesse et l’ensemble du salariat.

À voir

Grève à Molex : vers le contrôle ouvrier ?
Point d’actualité du NPA du 14 juillet sur le travail du dimanche

À lire

Tract NPA du 13 juillet : Pendant les vacances, ne laissons Pas les Précaires au bord de la route.

_____________________________________________________

Lettre d’informations  1 du NPA du mercredi 24 juin 2009
Avec la population et les travailleurs d’Iran ! : Depuis le 13 juin, au lendemain de l’élection présidentielle truquée, des millions d’Iraniens descendent dans la rue aux cris de « A bas la dictature »….

Les « Versaillais » sont de retour ! : Sarkozy s’est adressé aux parlementaires, réunis en Congrès, et à l’ensemble de la presse, dans le faste, à Versailles…
Première université d’été du NPA : Du dimanche 23 août au matin au mercredi 26 août (accueil le samedi 22 après-midi et départ le jeudi 27 août après le petit-déjeuner). A Port Leucate près de Perpignan, dans le village vacances « Les Carrats » donnant directement sur la plage…

Réunion de la direction nationale du NPA (CPN)…..

À voir

- Après l’intervention de Sarkozy à Versailles, point d’actu…. 

- Communiqué du NPA. Non aux licenciements chez Michelin.

- Communiqué du NPA. Non à la venue de Nétanyahou en France.

- Communiqué du NPA Côtes d’Armor. Non aux licenciements chez Chaffoteaux.

_____________________________________________________

Lettre d’informations  1 8  du NPA du vendredi 12 juin 2009

Première université d’été du NPA : Du dimanche 23 août au matin au mercredi 26 août (accueil le samedi 22 après-midi et départ le jeudi 27 août après le petit-déjeuner). A Port Leucate près de Perpignan, dans le village vacances « Les Carrats » donnant directement sur la plage…

Les résultats détaillés du NPA : 4,98%1 des suffrages et 840713 voix, tels sont les résultats du NPA aux dernières élections européennes dans les sept circonscriptions de la France métropolitaine. 

Europe Ecologie : score en surchauffe ? : Europe Ecologie a créé la surprise : 16,28%, quatorze eurodéputés, et des scores devançant parfois le PS, comme en Ile-de-France (20,86% contre 13,57%)

Parti socialiste : grande claque et gueule de bois… : Avec 16,48% des votes, le PS se retrouve talonné par les Verts, et à 11 points de l’UMP. Il n’incarne en rien une opposition crédible à Sarkozy. 

Front de gauche : absence de dynamique : A l’occasion des élections européennes, s’est constitué le Front de gauche (FDG) emmené par Jean-Luc Mélenchon et Marie-George Buffet. Le rassemblement fait un peu mieux que le PCF seul en 2004 (6,47% contre 5,88 %), mais la plus-value amenée par les ex-socialistes est moindre. 

2e EPR : l’énergie contre les citoyens (appel unitaire) : Changements climatiques, raréfaction des ressources, crise pétrolière, libéralisation des marchés de l’électricité et du gaz, la question des services énergétiques est au cœur de nos sociétés. Elle constitue également un des enjeux majeurs du 21e siècle.

À voir :

• Avec les salariés de Molex et Lear….

• Retour sur les élections européennes…

_____________________________________________________

Lettre d’informations  1 7   du NPA du mercredi 06 mai 2009

npa-europeennes2009.org

climatogm.jpg Notre programme : La Politique du Parti socialiste européen

NPArguments : pour une autre Europe ! Regarder la vidéo de Laurence De Bouard sur France 3 Ouest

- « Le capitalisme et la grippe » par Mike Davis : Cette année, les groupes de touristes partis à Cancun pour les vacances de printemps ont ramené dans leurs bagages des souvenirs aussi invisibles qu’inquiétants. voir la suite…

- « L’Equateur à la croisée des chemins » par Éric Toussaint : Lors des élections générales qui ont eu lieu le dimanche 26 avril 2009, les Equatoriens ont donné un nouveau mandat de quatre ans à leur président Rafael Correa. Celui-ci obtient un peu plus de 55% des voix et devance de plus de 20 points Lucio Gutierrez, son principal adversaire, l’ancien président de droite renversé par une mobilisation populaire en 2005. voir la suite…

- « Retrait du projet de loi Bachelot ! » Nouvelle journée de mobilisation le 14 mai : Pour être soigné à l’hôpital, faudra-t-il demain être un « malade rentable » ? Si le projet de loi Bachelot, débattu à partir du 11 mai au Sénat, est voté, la réponse sera affirmative. En donnant les pleins pouvoirs au directeur, il complète la mise en place de l’hôpital entreprise. voir la suite…

- Université : Obstinés contre Pécresse… : Le mouvement des universitaires, démocratiquement organisé et coordonné, se poursuit. voir la suite…

 À voir :

La délégation du NPA en Palestine…

- Le NPA à Paris/fête de travailleurs et travailleuses…

 À lire :

 - Par les luttes comme par les élections, dites votre colère, vos exigences….

- Tract NPA énergie….

_____________________________________________________

Lettre d’informations n°15  du NPA du samedi 11 avril 2009

NPArguments pour : l’interdiction des licenciements

image2110409.jpg

Avec 80000 chômeurs en plus au mois de février, la crise  économique se transforme en crise sociale à une vitesse inégalée. Une mesure d’urgence s’impose: l’interdiction totale des licenciements. Depuis septembre 2008, la liste s’allonge : plans de licenciements, fermetures d’entreprise (Sony, Caterpillar, Amora…). Les 1200 salariés de Continental à Clairoix (Oise), jetés à la rue un an après avoir accepté de revenir aux 40 heures par semaine, sont le symbole de la violence avec laquelle le patronat applique la loi du profit : pas assez rentable ! De grands groupes industriels, comme PSA, Renault, Arcelor, Sanofi, ou bancaires, comme la Caisse d’épargne, surfent sur la crise en supprimant des emplois tout en maintenant de juteux profits. Mais la poussée des licenciements peut aussi être plus silencieuse, comme en témoignent les chiffres : 80000 nouveaux inscrits à l’ANPE en février, après 90000 en janvier. Les fins de CDD, de contrats en intérims en fournissent une bonne part. Des centaines de milliers de famille se retrouvent dans une précarité extrême.
Les licenciements sont des choix conscients du patronat, qui considère les salariés comme une variable d’ajustement pour maintenir ses profits. Il est temps de remettre les choses à l’endroit et d’imposer le droit à un emploi stable comme un droit social fondamental, au même titre que celui à la santé, au logement, à l’éducation. Il est temps, comme ce fut le cas en 2001 autour des Lu-Danone, d’arriver à coordonner les réactions aux licenciements, afin de reprendre l’offensive, d’exiger l’interdiction des licenciements, d’enlever ce droit exorbitant au patronat et de garantir une vie décente à toutes et à tous.

Les licenciements servent à maintenir les profits.  Avant la crise de ces derniers mois, le patronat multipliait déjà les plans de licenciements pour accroître ses marges. Un investissement industriel devait rapporter plus que la spéculation boursière pour satisfaire les actionnaires – soit un retour sur investissement supérieur à 10%. Ces dernières années, cette course effrénée au profit a amené à utiliser les gains de productivité, non pas pour soulager les salariés et diminuer leur temps de travail, mais pour rémunérer les actionnaires. Les milliers de milliards qui circulent chaque jour viennent de cette richesse confisquée à ceux et celles qui la produisent. La crise de ces derniers mois trouve sa racine dans ce système, où un conseil d’administration préfère placer les bénéfices dans des coups de Bourse hasardeux plutôt que de s’en servir pour développer l’investissement et l’emploi et, bien sûr, rémunérer correctement les salariés. Dans ce système, il est « normal » que PSA et Renault suppriment chacun des milliers d’emplois en France, pour rémunérer grassement leurs actionnaires et leurs dirigeants. Si Arcelor supprime 7% de ses effectifs en 2009, le groupe distribue 1,5 milliard d’euros à ses actionnaires… Les licenciements, le chômage massif sont bien le pendant d’une répartition des richesses faite dans le seul intérêt des capitalistes.

Faire respecter le droit à l’emploi. A une échelle globale, les licenciements et les suppressions d’emplois sont bien dus à des choix de rentabilisation, les actionnaires se dirigeant sans cesse vers le secteur le plus profitable, indépendamment – évidemment – des besoins de la population. En généralisant le système boursier, le capitalisme a rendu précaire toute production, toute entreprise, faisant dépendre leurs existences de leurs taux de rentabilité financière et de leurs cours en Bourse. C’est à cette logique qu’il faut mettre un terme, en imposant d’abord le droit de tout un chacun d’avoir un emploi stable et bien rémunéré, en enlevant au patronat son pouvoir exorbitant. Les employeurs ne doivent pas avoir le droit de décider de nos vies, de notre avenir. La Constitution réaffirme son soutien à un principe énoncé dans le préambule de la Constitution de 1946: « Chacun a le devoir de travailler et le droit à obtenir un emploi. » Ce droit reste lettre morte, car il passe après « la liberté d’entreprendre ». Le Medef et sa présidente, Laurence Parisot, s’insurgent dès que l’on parle de remettre en cause le pouvoir absolu des patrons dans l’entreprise. Mais il n’est pas acceptable que la vie des salariés dépende du cours des actions et du bon vouloir d’une poignée de gros actionnaires et de patrons, de choix économiques dont ils ne sont pas responsables. Le droit à l’emploi doit devenir une réalité. Puisque ce sont les capitalistes qui monopolisent la possession des entreprises et des richesses produites, obligeant les travailleurs à louer leur force de travail, ces mêmes patrons doivent supporter la conséquence de cette situation et garantir les contrats de travail.

Responsabiliser le patronat. Les emplois doivent cesser d’être une variable d’ajustement pour le maintien des profits financiers. Le statut des salariés des entreprises privées doit être totalement refondé. Le droit de licenciement doit être supprimé. En cas de diminution de la production, le temps de travail doit être réduit sans perte de salaire; en cas de modification de la production, l’entreprise, le groupe, la branche doivent être responsables de la continuation d’emploi du salarié, en assurant son salaire, la poursuite de sa carrière et de sa formation. Ces droits existent en partie pour les salariés du secteur public. Ils doivent être étendus au privé. Il faut reporter la responsabilité totale d’une suppression de poste du salarié, aujourd’hui coupable de perdre son emploi, sur le patronat, qui se décharge de ses responsabilités. Un fonds de financement mutualisé, financé par le patronat, doit, dans tous les cas, permettre le maintien des salaires par-delà les aléas de telle ou telle entreprise. Les droits actuels des comités d’entreprise, les divers recours, les plans de sauvegarde de l’emploi ne sont que des remèdes qui n’attaquent pas le droit des patrons. De même, quand un emploi est supprimé dans une maison mère de l’automobile ou de l’aéronautique, par exemple, de nombreux autres sont supprimés silencieusement dans les filiales et la sous-traitance. Il faut instaurer une responsabilité pleine et entière des emplois du secteur par les donneurs d’ordre, par l’entité patronale collective.

Garantir le contrat de travail.  De même, le droit à l’emploi exige évidemment que soit mis fin aux contrats précaires (CDD et intérim), qui ne servent qu’à ajuster au plus près les effectifs, à la semaine, voire au jour, afin de garantir le maximum de profits. Les « réformes » toujours tentées contre le contrat de travail visent à précariser tous les contrats. C’est en sens inverse qu’il faut aller, en imposant un seul contrat, le CDI, assorti dans chaque branche des meilleurs accords collectifs d’entreprise étendus à toute la branche. De même, le patronat a usé et abusé, ces dernières années, des licenciements individuels pour contourner les obligations liées aux licenciements économiques, mais aussi pour maintenir un pouvoir hiérarchique et disciplinaire d’un autre temps. Les licenciements individuels sont deux fois et demi plus nombreux que les licenciements économiques. Ils sont aussi un mode de régulation patronal des emplois. Il est inacceptable qu’un salarié soit licencié pour insuffisance professionnelle ou parce qu’il est usé par des dizaines d’années de travail. Il est également inacceptable que les patrons se fassent eux-mêmes justice en gardant le droit du licenciement pour faute, en accusant, instruisant, sanctionnant et exécutant eux-mêmes la faute. Il est de même inacceptable qu’un salarié sanctionné par la justice subisse d’une double peine en perdant son emploi.

Redéfinir les productions sans léser les salariés. Exiger le droit à l’emploi, l’interdiction des licenciements, ne veut pas dire défendre toutes les productions ou bloquer les évolutions technologiques. Il existe des productions nuisibles, qui ne correspondent à aucun besoin social (l’armement, par exemple), ainsi que des productions dangereuses créant des risques industriels. Mais ni les salariés, ni les collectivités de travail ne doivent faire les frais de ces changements. Interdire les licenciements, garantir le maintien des emplois financés par le patronat, peut au contraire permettre d’envisager sereinement des modifications de production correspondant aux intérêts des salariés, à leur santé et à celle des riverains. Pour cela, il faut que les salariés et la population aient le droit de contester les choix de l’entreprise. Il faut pouvoir faire des choix différents de ceux de l’employeur, avec un droit de veto des comités d’entreprise sur les décisions économiques et sociales. Quant au gouvernement, qui fait semblant de fustiger les patrons licencieurs, il s’apprête, cette année encore, à supprimer des dizaines de milliers d’emplois utiles dans l’éducation, la santé, les services administratifs de proximité, etc. Il faut créer des millions d’emplois pour répondre à ces besoins sociaux et donner du travail à tous.

C’est possible.  Tout est une question de rapport de forces. Dans les années 1970, les salariés victimes d’un licenciement économique touchaient 90% de leur salaire pendant un an. Jusqu’en 1987, l’Etat devait donner son autorisation pour les licenciements économiques collectifs. Il y a quelques années encore, la loi ne reconnaissait le licenciement économique que si l’entreprise était réellement en difficulté financière. Dans les vingt dernières années, c’est le patronat qui a mené l’offensive, récupérant 10% du PIB à son profit et poussant toutes les lois à son avantage. Aujourd’hui, la crise montre l’injustice, le caractère de classe d’un système qui ne protège que les possédants. Imposer l’interdiction est possible, comme les salariés ont imposé la journée de huit heures, les 40 heures, les congés payés, l’interdiction du travail des enfants. Le patronat n’accepte que les réformes que l’on lui impose. La plupart des droits obtenus par les salariés, mais aussi les droits des femmes, l’ont été par l’action collective. Imposer l’interdiction des licenciements, c’est imposer le droit à l’emploi, à la reconnaissance d’un droit social, c’est enfoncer un coin décisif dans la propriété privée des moyens de production, dans le pouvoir du patronat. Ils se sont assez gavés en profitant de notre travail et de lois d’injustice sociale. C’est le moment d’inverser la vapeur. La colère des Continental, des Sony, des Caterpillar ne doit pas rester isolée et sans issue. La Guadeloupe nous montre ce que l’on peut faire quand on est unis et déterminés.
_____________________________________________________

 Conférence et meeting de la gauche anticapitaliste à Strasbourg

image1110409.jpg   (Crédit Photo: Photothèque Rouge/taous)

A l’occasion du contre sommet de l’OTAN s’est tenue, à l’invitation du NPA, une nouvelle conférence de la gauche anticapitaliste européenne.Etaient représentées : Le « Bloco de Esquerda »du Portugal, « Izquierda Anticapitalista » de l’Etat espagnol », « Sinistra critica » d’Italie,« Syriza »  et « Antartsia » de Grèce, le « Parti Polonais du travail »,l’ « ISL » et le « RSB » d’Allemagne, la « Gauche Anticapitaliste » et le « Mouvement pour le Socialisme » de Suisse, la « LCR » et le « PSL » de Belgique, le « SWP » de Grande Bretagne, le « Socialistiska Partiet » de Suède. « L’Interventionistische Linke » d’ Allemagne, le « Pore » d’Espagne, le « SP » de Grande  Bretagne et le « SSP d’Ecosse » , n’ont pu participer à la réunion et ont envoyé des messages de solidarité.Cette conférence a discuté de la situation internationale et des prochaines élections européennes. Elle a dénoncé l’imposture du G20 qui prétend «organiser un nouvel ordre mondial » et insisté pour « déconstruire » toutes les annonces des grandes puissances du FMI. Elle a marqué une approche commune des participants sur le lien unissant les deux évènements de la semaine : le G20 et le sommet de l’OTAN, qui constituent deux des dispositifs essentiels de la domination impérialiste mondiale.

« Ce n’est pas aux peuples de payer la crise, c’est aux capitalistes !»

Reprenant ce slogan de toutes les manifestations, la conférence a  adopté une déclaration qui met l’accent sur toutes les revendications et objectifs d’un « Plan d’urgence social, écologique, démocratique ». Lutte contre les licenciements, pour des augmentations de salaires, pour la défense des services publics e de la protection sociale, pour l’harmonisation des droits sociaux par le haut, pour l’éradication des paradis fiscaux et la mise sur pied d’un service bancaire et financier public unifié sous contrôle populaire. Elle a aussi montré que pour s’attaquer vraiment à la crise, pour définir de « nouvelles régulations », il faut s’attaquer au noyau dur du capitalisme, imposer une nouvelle répartition des richesses et prendre des mesures d’incursion dans la propriété capitaliste.La conférence a aussi fait aussi un tour sur les résistances sociales à la crise dans chaque pays, d’où se dégage une situation contradictoire : journée de grèves nationales en Grèce, Portugal, Italie ,France, mobilisations de secteurs du mouvement syndical en Allemagne , grèves en Grande Bretagne mais aussi acceptation voire peur de la crise, où les ouvriers, sous la pression du patronat et de la bureaucratie syndicale, comme à la Seat en Espagne acceptent, par référendum de bloquer leur salaires. La crise renforce par ailleurs, dans des pays comme l’Italie ou l’Angleterre des réactions nationalistes ou xénophobes. Enfin, rappelant que la politique de la gauche anticapitaliste, rejetait tout soutien ou participation à des coalitions sociales libérales avec les PS et le centre gauche, toutes les organisations ont décidé, pour les prochaines élections européennes, de renforcer leurs lien et de participer à des initiatives et meetings communs. Le premier meeting de la gauche anticapitaliste européenne, où chaque organisation est intervenue,s’étant tenu à Strasbourg devant plus de 800 personnes !

_____________________________________________________

réponses desactivées




mathieuerny |
DEBAT SUR LA POLITIQUE FRAN... |
crise!! quelle crise? |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | mancusi
| voixdusud
| Nouveau Centre Normand