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7000 manifestants en Maine-et-Loire !

Un printemps qui renoue avec la mobilisation

par NPA 49

- Mardi 23 mars 2010

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Ce sont 7000 manifestants du privé et du public qui ont défilé le 23 mars dans les rues d’Angers (5400), de Cholet (plus de 1000), de Saumur (300) et de Segré, dans le cadre de la journée intersyndicale de grève et de manifestations contre les licenciements, la réforme des retraites et pour les salaires. Face à la nouvelle casse des retraites voulue par Sarkozy, cette première grande mobilisation du printemps – renouant avec les grandes manifestations de l’an dernier – a été prometteuse. Salarié-e-s et retraité-e-s ne se laisseront décidément pas faire !

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Tête du cortège sur la rocade
Le cortège FSU a regroupé un millier de manifestants. Celui de la CGT plus de 1500.

La claque électorale reçue par le gouvernement (et dans nos régions par l’UMPiste Christophe Béchu) explique-t-elle le regain d’optimisme, sensible chez les manifestants angevins, qui a permis la mobilisation du 23 mars ? En fait, le renouveau des luttes, notamment sur les salaires (par exemple à Thyssen à Saint Barthélémy d’Anjou) était déjà sensible depuis plusieurs semaines. L’inquiétude sur les retraites et la nécessité de se mobiliser sur cette question a également contribué à ce que les salarié-e-s fassent grève et affichent leur détermination à résister.

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L’université était là aussi !

Un gouvernement de combat contre les salariés

Le gouvernement, soutenu par le Medef, prétend continuer sa politique antisociale et réactionnaire contre nos emplois, nos services publics, nos salaires et nous imposer la destruction de nos retraites. Sur ce dernier sujet, Sarkozy ose parler de “concertation”. Il n’y a pourtant rien à discuter avec ce gouvernement qui, sous prétexte de « sauver les retraites » ment sur le « choc démographique » et l’insupportable « trou de la Sécurité sociale » pour mieux nous faire avaler l’allongement de la durée des cotisations, la diminution du niveau des pension et le report de l’âge de la retraite à plus de 60 ans. Mais, l’insupportable c’est le million de retraités sous le seuil de pauvreté et la moitié qui survit avec une pension inférieure à 1000 euros. L’insupportable, c’est les trois-quarts des femmes qui ne touchent que le minimum vieillesse, avec des pensions inférieures à 40% à celles des hommes. L’urgence, quand il y a 5 millions de chômeurs, n’est pas de faire travailler plus longtemps mais, au contraire, de permettre à tous et toutes de travailler. En partageant les richesses, il est possible de partir à la retraite à 60 ans maximum, à taux plein et à 1500 euros minimum !

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Cortège des Solidaires

Des travailleurs pas résignés !

Face à cette politique, les salariés du privé comme du public montrent depuis des semaines qu’ils ne sont pas résignés. Les luttes reviennent sur le devant de la scène. L’exaspération est grande contre la politique du gouvernement et celle du Medef qui n’ont qu’un seul objectif : nous faire payer leur crise pour maintenir leurs richesses et un taux de profit acceptable par les actionnaires. Que ce soit dans les hôpitaux publics, les crèches municipales, l’éducation nationale, la justice contre les suppressions d’emplois, le manque d’effectifs et les réorganisations en tout genre mettant à mal les derniers services publics, la colère est bien d’actualité. Colère aussi présente dans de nombreuses entreprises privées où les travailleurs se mettent en grève pour leurs salaires, contre les licenciements ou fermetures de boîtes comme à Total où les salariés refusent la fermeture de la raffinerie de Dunkerque alors que ce groupe pollueur vient d’annoncer 8 milliards de profits.

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Cortège CGT Education
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Cortège CGT avec banderoles des ardoisières et de Bosch

Arrêter ce gouvernement

Alors, c’est vrai, ces luttes sont souvent isolées, mêmes si elles recueillent la plupart du temps un large soutien de l’opinion. Il y a urgence à aider, à soutenir, à développer de façon la plus unitaire possible ces résistances et de les faire converger. Il y a urgence pour une riposte généralisée, seule capable de faire reculer ce gouvernement et le patronat. Le 23 mars, journée de grève et de manifestations contre les licenciements, la réforme des retraites et pour les salaires, doit être une première étape de ce mouvement d’ensemble.

Mais le succès de cette journée ne suffira pas !

Comme pour le Contrat Premier Embauche (CPE),

il y a quelques années, seule une mobilisation, large, prolongée, déterminée

peut obliger la droite à remballer sa politique.

Organisons là, tous ensemble !

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5000 personnes manifestent  dans les rues de Cholet

http://www.dailymotion.com/video/xeqm4c

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La retraite des pouvoirs

LEMONDE.FR | 16.07.10 | 09h26

• Hier une crise financière, aujourd’hui une crise politique,

à la rentrée une crise sociale ?

La crise politique déclenchée par « l’affaire Woerth/Bettencourt » pose le problème des interrelations entre un régime économique basé sur la concentration des richesses et un régime politique basé sur la concentration des pouvoirs. Le principal effet du grain de sable Mediapart ne réside pas dans le dévoilement d’un caché sulfureux, mais dans la façon dont a été rendu publiquement visible ce que nous avions déjà sous les yeux. Ludwig Wittgenstein notait dans ses Recherches philosophiques : « Les aspects des choses les plus importants pour nous sont cachés du fait de leur simplicité et de leur banalité. (On peut ne pas remarquer quelque chose – parce qu’on l’a toujours sous les yeux).

Les classes dominantes sont tissées d’un réseau serré de relations quotidiennes, comme l’ont montré les observations sociologiques de Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot (Le Monde daté du 14 juillet). Entre les diverses fractions de la bourgeoisie, les hauts fonctionnaires comme les professionnels de la politique effectuant des aller-retour entre l’Etat et le monde des affaires, un entre-soi est cultivé. Il n’y a point là de complot, seulement des évidences partagées dans des formes de vie plus ou moins communes. Une disposition à se sentir à la bonne place, à se croire autorisé à… D’où le sentiment d’incompréhension, avec une pointe d’arrogance, manifesté aux premiers temps de « l’affaire Woerth/Bettencourt », quand le banal a été rendu public : « pourquoi aurais-je à me justifier ? »

Cette sensation première d’incrédulité de ceux qui sont pris la main dans leur train-train habituel apparaît renforcée par un « savoir commun » des dominants pointé par Luc Boltanski dans son dernier livre De la critique (Guallimard, 2009) : la poursuite du cours des choses a besoin de règles mais aussi de transgressions des règles par les dominants eux-mêmes, au nom de « l’intérêt supérieur de… ». Les dominés sont soumis, quant à eux, à une application rigide des dites règles. L’actualité médiatique est aujourd’hui pleine de cette profonde asymétrie, aussi importante que l’asymétrie des richesses et des pouvoirs qu’elle accompagne.

Dans un deuxième temps, la bonne vieille rengaine des théories du complot a pris la suite, tant cette trame narrative réunit dans des stéréotypes semblables les défenseurs et les critiques manichéens des pouvoirs. On a ainsi eu droit à la pensée lumineuse d’un Frédéric Lefebvre osant la comparaison avec Zola. A droite, où sont passés les André Malraux et les Raymond Aron ? Il faudra se contenter du « complot trotsko-fasciste » (qui a quelques relents de « complot hitléro-troskyste » prisé jadis par les staliniens). Avant que Nicolas Sarkozy n’annonce sur France 2 qu’une « commission » magique allait provoquer comme par enchantement la disparition de « l’affaire Woerth/Bettencourt » et faire entrer de nouveau l’entre-soi des dominants dans les évidences de l’ordinaire.

L’HORIZON DE L’ÉMANCIPATION INDIVIDUELLE ET COLLECTIVE EST DE NOUVEAU EN JEU

Toutefois la crise politique du sarkozysme, qui appelle une répartition radicalement démocratique et libertaire des pouvoirs, ne constitue qu’une des dimensions des incapacités structurelles de nos sociétés. La récente crise financière du capitalisme a mis en évidence les dérèglements et les faiblesses constitutives de ce mode d’organisation axé sur le profit à court terme. Le capitalisme est clairement apparu comme une machinerie impersonnelle que personne ne contrôle, même si certains en profitent (grassement !). L’échec du sommet de Copenhague sur le climat a souligné l’impuissance capitaliste à traiter sérieusement la question de l’avenir écologique de la planète. La vague de suicides à France Télécom a été un symptôme extrême de la contradiction entre la logique capitaliste et les aspirations à la reconnaissance et à la créativité des individualités contemporaines, que pourtant le capitalisme prétend satisfaire.

A la rentrée, dans le sillage de ces constats critiques, un mouvement social d’ampleur sur les retraites pourrait faire avancer la perspective d’une autre répartition des richesses. Au-delà même, après la parenthèse de la prétendue « fin de l’histoire » des années 1980-1990, l’horizon de l’émancipation individuelle et collective dans des conditions écologiques vivables au sein d’une société post-capitaliste est de nouveau en jeu.

Philippe Corcuff, sociologue, Sandra Demarcq, syndicaliste, Caroline Mécary, avocate et Willy Pelletier, sociologue

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Ci-dessous, une déclaration d’Olivier Besancenot à la suite des nouveaux développements de « l’affaire Bettencourt/Woerth/Sarkozy ». Cette déclaration a été envoyée à la presse aujourd’hui et mise en ligne sur le site national du NPA.

Déclaration d’Olivier Besancenot

Expulsons Woerth et Sarkozy,

« parce qu’ils le valent bien » !

Les rebondissements de ce qu’il faut bien appeler une affaire d’Etat illustrent une fois encore les liens troubles entretenus par les plus hauts responsables de l’Etat avec la haute bourgeoisie, rappelant qu’il n’y a qu’une seule classe dirigeante, qu’elle soit politique ou économique. Liliane Bettencourt a réalisé une coquette économie de 30 millions d’euros grâce au bouclier fiscal, géré par une administration des finances dirigée par Eric Woerth. Des policiers de la brigade de répression de la délinquance sur la personne (BRDP) ont retrouvé la trace d’un retrait en espèces de 50 000 euros confirmant les propos tenus par l’ex-comptable de Liliane Bettencourt, Claire Thibout, au site Mediapart. La justice a ouvert une enquête.
Mis en cause de façon de plus en plus nette, Woerth et Sarkozy s’affichent arrogants et « droits dans leurs bottes » en même temps qu’ils s’assurent mutuellement d’un soutien sans faille. Nous verrons bien comment cette affaire va tourner, mais en attendant, il reste l’image d’un pouvoir politique qui, en même temps qu’il demande à la majorité de la population de se serrer la ceinture, entretient des liens consanguins avec les milliardaires responsables de la crise.
C’est bien cela qui est devenu totalement indécent et insupportable. Ça suffit.
Eric Woerth doit partir et son départ doit donc aussi sonner le glas de sa contre-réforme des retraites. Il a déclaré hier que son « devoir, c’est de tenir et c’est aussi d’être digne de (sa) majorité ». Il a bien raison, parce que c’est toute sa majorité qui est concernée : qu’ils s’en aillent tous et leur politique avec !  « Parce qu’ils le valent bien ! »

Montreuil, le 7 juillet 2010

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Voir aussi l’analyse sur le site du NPA 49 :

« De Karachi à Bettencourt & C° « ..

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SARKO, PAS TOUCHE A NOS RETRAITES !

Jeudi 15 avril  NPA

Le premier round a débuté. Le 12 avril Eric Woerth a reçu les organisations syndicales et patronales. Le 14 avril, le COR (le Conseil d’Orientation des Retraites) rendait ses conclusions. Deux enseignements à tirer : - d’abord tout est dit et écrit pour faire peur, culpabiliser les salariés, leur répéter que l’heure est grave et que le déficit des retraites va se creuser pour atteindre des profondeurs abyssales. – Ensuite, rien ne peut se discuter si ce n’est le rallongement du départ à la retraite et l’allongement de la durée de cotisations. C’est cela que le pouvoir a annoncé et imposé comme base de « négociation » aux dirigeants syndicaux, en plus d’un calendrier bien serré pour passer en force.

On doit combattre avant tout l’offensive idéologique et l’idée que les retraites sont un problème de démographie. Les politiques, les experts de tout poil et le MEDEF, relayés par de nombreux médias, veulent nous le faire croire : le nombre de retraités augmentant, l’espérance de vie également, il serait tout naturel de travailler plus longtemps.

Gros mensonges et vérités

• L’espérance de vie augmente, mais il est faux de faire croire qu’elle est la même pour tous. L’espérance de vie chez les hommes varie de 6 ans entre un ouvrier et un cadre. Ce qui est vrai, c’est qu’un ouvrier peut espérer vivre en bonne santé jusqu’à 59 ans, soit 10 ans de moins qu’un cadre.
• On nous dit que le nombre d’actifs diminuant menace nos retraites.
Faux. En 1960, il y avait 4 actifs pour 1 retraité, en 2000, 2 actifs et en 2020, 1 actif pour 1 retraité. Ce qui est vrai, c’est que la productivité du travail est plus importante, les 2 actifs d’aujourd’hui produisent plus que les 4 de 1960.
• Pour faire face aux difficultés, il faudrait retarder l’âge de départ à la retraite. Faux. Au contraire, avec 5 millions de chômeurs, des millions de précaires, avant de faire travailler plus longtemps ceux qui ne veulent pas et ne peuvent plus, il est juste et urgent de faire travailler ceux qui le veulent et le peuvent. Un million d’emplois à plein temps supplémentaires représentent 20 milliards d’euros de cotisations vieillesse de plus en moyenne. Il faut exiger de travailler moins, mieux et de travailler tous, en réduisant le temps de travail à 32 heures avec obligation d’embauches.
• Reculer l’âge de départ à la retraite permettrait de faire travailler plus longtemps les seniors. Faux. Ce qui est vrai, c’est qu’aujourd’hui, au moment de la retraite, 6 salariés sur 10 sont sans emploi ou touchent des aides sociales. Si l’âge de la retraite est repoussé à 62 ans, une majorité des salariés de 60 ans à 62 ans vivra des Assedic ou du RSA.
• Si on ne cotise pas plus longtemps, il n’y aurait pas suffisamment d’entrées d’argent pour les caisses de retraite. Faux. De l’argent, il y en a. Ce qui est vrai c’est que si on avait gardé la répartition qui existait en 1980 entre capital et travail, il y aurait 171 milliards de plus qui seraient allés aux salaires. Et c’est chaque année que ce déséquilibre en faveur des capitalistes se maintient. Donc, en gros, 168 milliards de perdus pour les salariés en 2009 et plus de 170 milliards sûrement en 2010. Autant dire qu’il n’y a plus de problème de retraites et que seraient largement épongés les 8,2 milliards d’euros de déficit des caisses de retraite comme celui de la sécu, en prenant sur les profits pour augmenter tous les salaires de 300 euros  net minimum.

Prendre aux profits pour profiter de nos retraites,

diminuer et répartir le temps de travail,

voilà les vraies mesures que le monde du travail, la jeunesse

doivent porter dans la confrontation qui s’annonce.

Notre retraite, on la veut à 60 ans, à taux plein,

et à pas moins de 1500 euros net par mois.

On se battra pour la garder !

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SARKO, PAS TOUCHE A NOS RETRAITES !

Faire entendre les exigences citoyennes

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Lire et signer l’appel    Voir les premiers signataires   Voir tous les signataires 

Le gouvernement veut en finir avec le droit à la retraite à 60 ans et allonger encore les durées de cotisations pour obtenir une retraite à taux plein. Cette enième réforme est injuste et injustifiée. ATTAC et la Fondation Copernic ont lancé un appel de près de 400 personnalités qui disent toutes la même chose : l’argent existe, pour financer nos retraites, il suffit (enfin !) de taxer les dividendes et les stock-options.

Se sont rejoints pour signer cet appel tous les leaders de la gauche (Razzy Hammadi, Marie-Noelle Lienemann, Marie-George Buffet, Olivier Besancenot, Cécile Duflot, Jean-Luc Mélenchon…), des syndicalistes (beaucoup de secrétaires nationaux de la FSU, Annick Coupé et Pierre Khalfa, Didier Le Reste, Charles Hoareau, ou Jean-Baptiste Prévost pour l’UNEF), beaucoup de sociologues (Robert Castel, Luc Boltanski), d’économistes (André Orléan, Henry Sterdiniak, Michel Husson…), de philosophes, d’inspecteurs du travail (Gérard Filoche…) : voir la liste complète des premiers signataires sur exigences-citoyennes-retraites.net.

Seule la mobilisation de tou-te-s permettra de s’opposer la réforme libérale que le gouvernement veut faire passer vite et « en force ». Car un autre scénario est possible. C’est pourquoi nous vous invitons, si comme nous vous pensez la situation urgente, à signer (et à faire signer dans vos réseaux)  l’appel unitaire. Il faut aller vite. Car nous n’avons qu’une force : celle de notre nombre.

Willy Pelletier, coordinateur général de la Fondation Copernic

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